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Séquence finale pour les programmes Start-Up et Relève 2010-2011

La 3ème promotion du programme “Entrepreneurs” (les formations de création d’entreprise “Start-Up” et de reprise d’entreprise “Relève”) s’est achevée mardi sur la soutenance finale (pitch de présentation de projet) des 15 participants devant un jury.

Débutée en novembre, cette formation a accueilli cette année 12 futurs créateurs et 3 futurs repreneurs pendant 6 mois, à raison de 2 jours par semaine à l’EMLYON Business School.

Durant ces 6 mois de formation, les apprentis entrepreneurs ont pu recevoir un enseignement d’exception sur différentes thématiques distillé par des intervenants de haut niveau. Des cours magistraux sur les fondamentaux de l’entrepreneuriat aux ateliers plus pratiques en passant par des tables rondes avec des entrepreneurs de l’Incubateur, ces cours leur ont permis de construire  et mûrir leur projet. Pendant cette période, ils ont été guidé et épaulé dans leur réflexion par des enseignants de l’EMLYON Business School et des partenaires de l’Incubateur qui leur ont apporté leur savoir et leur expertise, sous la direction de Michel Coster.

Si la plupart des projets sont encore en phase finale et donc confidentiels, nous pouvons tout de même en évoquer quelques uns :

  • Dans la catégorie “A peine né, déjà reconnu et porté ” : Steelaser et Viroscan 3D

Ces 2 projets portés par des participants de la formation Start-Up (et leur équipe, évidemment) ont vite été rattrapé par l’Incubateur et sont entrés comme Premium en novembre 2010 (Steelaser) et en avril dernier (Viroscan 3D). Well done !

Steelaser conçoit et fabrique des pièces série réalisées par fusion laser métal

Viroscan 3D est prestataire de service et de recherche dans la détection moléculaire de tous les agents infectieux

 

  • Dans la catégorie “Roule déjà mais accepte un coup de pouce” : Mondizen, Les Cahiers de l’Ogre & CogniK

Mondizen et Les Cahiers de l’Ogre sont déjà en marche. Pour autant, Mark Hampton, de Mondizen et Clément Jung, initiateur et autoproclamé “gourou” de l’Ogre sont venus chercher dans la formation Start-Up un socle de connaissances supplémentaire. Ils repartent plus confiants que jamais dans leurs aventures !

Mondizen est un site de e-commerce proposant des produits de marque et qualité français pour les expatriés, allant de l’alimentaire aux produits les plus divers (cosmétologie, produits ménagers, paniers cadeaux etc.).

Les Cahiers de l’Ogre est une revue itinérante et gratuite, s’attachant de territoire en territoire aux cultures locales. Pour réaliser ces ouvrages bimestriels, Clément Jung, diplômé des Beaux-Arts a réuni autour de lui un collectif d’artistes d’horizons divers ; écrivains, photographes, essayistes, dessinateurs, etc.
Voici une petite vidéo de leur dernier happening : http://www.dailymotion.com/video/xhili7_l-ogre-de-l-autre-cote-du-pont_creation

Guillaume Mallet, participant à la formation Start-Up rejoindra prochainement l’équipe de CogniK .

3 étudiants ingénieurs de Centrale Lyon se sont joints pour la 1ère fois au programme Entrepreneurs, dans la formation Start-Up pour travailler sur un projet de mobilité éco-durable. C’était une nouvelle fois l’occasion de promouvoir le Ying Yang, le rapprochement stratégique entre les 2 grandes écoles.
Pour en savoir plus sur ce grand projet : http://www.campuslyonouest.com/

A présent, l’Incubateur va continuer à les suivre en leur proposant un suivi de projet avant le grand saut !

Mais nous n’avons pas parlé des Start-Up Junior ! Pour la 2ème année, le programme Entrepreneurs de l’Incubateur a intégré des étudiants en Master de l’EMLYON. Ils étaient 9 à rejoindre en janvier les participants Start-Up et Relève pour 4 mois de formation : les cours magistraux  se déroulaient en commun avec les participants Start-Up et Relève, seuls quelques cours et les ateliers étaient spécifiques.

Ces étudiants, contrairement aux participants Start-Up et Relève, valident cette formation avec des crédits ETC sur leur cursus. Ce programme de formation, dans lequel intervenaient également des professeurs de l’EMLYON, a été élaboré par Régis Goujet, Responsable des entrepreneurs junior dans l’Incubateur.

A l’issue de la formation, c’est à eux de décider si leur projet semble viable pour être mis en marche. Pour les plus motivés/ceux ayant un projet bien avancé, la suite sera de candidater à l’Incubateur Espoir. Le prochain jury de l’Incubateur Espoir se réunira début juin pour faire entrer de nouveaux projets dans l’Incubateur (l’Incubateur Espoir fera d’ailleurs l’objet d’un prochain billet !).

Parmi ces étudiants entrepreneurs, citons Luc Monteil, déjà entrepreneur puisqu’il a fondé avec 2 amis étudiants “Maurice et moi” , une marque d’espadrilles éthique puisqu’elle favorise également le micro-crédit.

En effet, à chaque paire de chaussures (de fabrication française) vendues, une part de la recette est investie dans un projet de microcrédit via Babyloan, le 1er site internet français de microcrédit solidaire.

Le meilleur est à venir pour tous ces entrepreneurs, nous les suivrons de près dans la suite de leur projet.

Pour en savoir plus sur les formations Start-Up et Relève, rendez-vous sur la page Nous>Nos programmes pour télécharger les brochures d’information

Interview d’un futur repreneur

Bernard Lechevalier

Bernard LECHEVALIER, participant du programme Relève de l’Incubateur EMLYON Business School, nous raconte son parcours.

De janvier 2007 à Juin 2008, Bernard est Directeur Général de Buttin sas, entreprise familiale rachetée par une personne physique. Ses relations avec le repreneur sont au beau fixe.

Mais en 2008, la société est reprise par Maagtechnic, société industrielle dont la maison-mère est côtée en bourse. Il obtient un poste de direction générale (Product Manager France) mais réalise vite que l’entreprise ne correspond plus à ses aspirations, à son parcours : difficulté à partager le pouvoir, dimension trop importante, peu d’autonomie…

Depuis plusieurs années, l’idée d’une reprise d’entreprise a germé et compte tenu de son âge (55 ans), il décide qu’il est temps de reprendre une affaire, de faire partager son savoir-faire, mais aussi de valoriser son patrimoine. Il a réussi à se constituer un capital mais il sait qu’il doit encore acquérir des compétences notamment en gestion et finance mais aussi faire évoluer sa posture de dirigeant -manager à dirigeant d’entreprise. Il négocie sa formation dans son package de départ, et commence le programme Relève en novembre 2009.

Aujourd’hui, Bernard a constitué et renforcé son inscription dans les réseaux clés du monde de la relève. Il a tissé des contacts avec des experts-comptables, des avocats d’affaires, des banquiers… pour identifier une cible. Le programme se termine  fin avril, mais Bernard continue à être accompagné sur son projet. Des ateliers spécifiques seront mis en place en fonction de l’état d’avancement de son projet : évaluation de la cible, gestion de la transition…

Télécharger la brochure du programme

Les enjeux personnels de la reprise

Marie-Josée Bernard - EMLYON Business School

 

Marie-Josée Bernard, professeur de développement des dynamiques humaines et de leadership à EMLYON Business School

 

 

 

 

Le projet de reprise d’une entreprise est un projet entrepreneurial à part entière, même s’il s’agit dans ce cas de partir d’un existant pour le développer. Un projet de reprise s’élabore, se construit, se prépare, sur plusieurs plans. La plupart du temps la préparation de la reprise est envisagée d’un point de vue technique, avec une approche métier, et une approche financière de l’analyse des cibles potentielles. Si ces deux angles de vue sont très importants, ils ne sont pas suffisants pour rassembler toutes les chances de succès d’une reprise réussie.

Devenir entrepreneur en choisissant la reprise requiert de prendre le temps de se poser quelques questions clefs… et d’y répondre ! Car ce choix représente un virage important dans un parcours personnel et professionnel.

Parfois, la reprise se fait sous contrainte, par défaut ou par dépit, dans un contexte tendu. C’est le cas notamment pour les personnes autour des 40-50 ans, qui ont donné beaucoup de leur énergie pour servir une entreprise, assumer des responsabilités importantes dans des organisations de taille souvent conséquente, et qui se retrouvent brutalement déchargées de ces responsabilités. Une reprise dans un tel contexte doit faire l’objet d’un travail de clarification pour éviter d’aller à l’échec.
Le projet de reprise ne peut pas être simplement décidé à partir d’une contrainte professionnelle qui rend le repositionnement en tant que salarié difficile, voire impossible. On ne peut pas entreprendre par défaut… Il est important que cette forte contrainte puisse se transformer assez rapidement en une réelle opportunité de progrès et de réalisation pour la personne. Le projet d’entreprendre par une reprise est très mobilisateur d’énergie, de disponibilité, de concentration et tout cela n’est possible que s’il existe un véritable élan, et une motivation positive, source d’énergie

Décider de racheter une entreprise dans un parcours de vie personnel et professionnel représente un choix stratégique pour soi, sa famille, son entourage. C’est un acte à fort impact sur la dynamique de vie de chacun de ces acteurs. Devenir entrepreneur génère des changements importants dans la vie du futur chef d’entreprise et par conséquent, dans celle de son entourage proche. Il ne s’agit pas d’un simple changement d’activité, de contexte, d’environnement. Il s’agit d’une réorientation de vie et d’une prise de risque sur un plan professionnel, social et économique. Reprendre une entreprise c’est d’abord pouvoir se consacrer à une aventure qui peut être longue, avec des étapes, des obstacles et des arbitrages dans la durée.

Questions clefs :
Une reprise pourquoi ?
Dans quel but ? Avec quelle finalité ?
Une reprise pour quoi faire ? Une reprise pour qui ?
Quelle est mon ambition ?
Quelle vie ai-je envie d’avoir ?
Qu’est-ce qui m’anime ?
A quoi ai-je envie de contribuer ?
Qu’est-ce que je cherche à réaliser ?
Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ?
Quels efforts suis-je prêt à faire ?
Qu’est-ce qui est non négociable, pour moi et ma famille ?
Qu’est-ce qui me fera le plus plaisir ?
De quoi serai- je le plus fier ?

Marie-Josée BERNARD

Paysage de la reprise d’entreprises par des personnes physiques

Marcel DERUY - Lyon Place Financière et Tertiaire

Depuis la crise de fin 2008, l’arrêt brutal des LBO, il n’est pas rare d’entendre le monde bancaire, financier, les acteurs de fusion-acquisition dire, lors de débats, que plus rien n’est possible pour les repreneurs personnes physiques et ce pour plusieurs raisons :

  • visibilité sur les entreprises à céder trop faible compte-tenu de la crise et de prévisions de résultats incertains,
  • apports financiers trop faibles de la part des repreneurs et aucune marge de manoeuvre,
  • intérêt plus faible des banquiers et des financiers pour ce type d’opérations,
  • effet de levier volontairement limité, ce qui limite les possibilités…

L’activité d’OSEO en 2009, montre heureusement que la transmission d’entreprises est bien toujours active : 1.3 milliards d’euros de prêts bancaires garantis par OSEO, 60 millions d’euros de Contrats de Développement transmission. Il faut aussi noter la forte implication des régions souvent avec OSEO (ex: IDéclic transmission sur la Région Rhône-Alpes).

Certes, il ne faut pas nier une nouvelle réalité qui rend les “plans sur la comète” impossibles. Mais ceci a une vertu : le retour aux fondamentaux et principalement un : l’endettement doit être compatible avec la rentabilité “normative” de l’entreprise. Le repreneur ne sera pas “obligé” de faire mieux que le vendeur. Les montages sont donc plus sécurisés, le vendeur peut-être lui-même plus souvent associé aux côtés du repreneur pour permettre un paiement du prix différé (“earn-out”).

Je ne peux que renvoyer les repreneurs à aller sur le site OSEO, consulter l’étude que j’ai eu l’honneur de diriger sur 27 000 transmissions d’entreprises, principalement à des repreneurs personnes physiques. Ils trouveront les facteurs clés de succès : connaissance du secteur, montages sécurisés, valorisations raisonnables, accompagnement par le vendeur…

Les banquiers et financiers privilégient les repreneurs internes, et surtout s’ils sont accompagnés des cédants. C’est donc plus difficile (mais pas impossible !) pour les repreneurs externes qui doivent avoir une vraie force de conviction.

Marcel DERUY – Président de Lyon Place Financière et Tertiaire

Le programme Relève – Reprise d’entreprise

Le programme Brochure Relève s’adresse à des repreneurs à potentiel, cadres, fortement engagés dans une démarche de reprise d’entreprise, souhaitant intégrer un groupe de futurs repreneurs dans un environnement entrepereneurial apprenant.

Les objectifs de ce programme sont divers :

  • Elaborer son projet de reprise ou de succession familiale en sachant articuler une approche “diagnostic personnel”, compétences, expériences resssources avec une approche économique de profil de cible : valeur financière & potentiel requis du repreneurs
  • Apprendre à définir un modèle de reprise, en prenant en compte les paramètres stratégiques, financiers, juridiques et humains. Un accent est mis sur la gestion de la transition, l’entrée opérationnelle cédant et repreneur (Voir le chapitre 9 de l’ouvrage “Entrepreneuriat” dirigé par Michel Coster)
  • S’inscrire dans les réseaux-clés du monde de la relève

Ce programme se déroule au sein de l’Incubateur EMLYON Business School, la prochaine session de 6 mois est prévue en novembre 2010.