Olivier Naudin, Président et CEO de Simelectro et partenaire de l’Incubateur EMLYON Business School nous parle de son parcours et de la reprise de Simelectro en 2007.
Suite à une expérience de Manager International dans des grands groupes industriels en Asie et en Europe, Olivier rencontre le monde des PME en 2002 en devenant dirigeant associé minoritaire de la Société Wichard en Auvergne.
En 2007, il prend la décision de reprendre une entreprise, dans laquelle il serait majoritaire. Le premier contact avec Simelectro et le cédant est établi grâce à un cabinet de fusion-acquisition en avril. Tout de suite, le repreneur et le cédant sont sur “la même longueur d’ondes”. Leur parcours est différent car le cédant est l’héritier d’un petit groupe industriel mais ils partagent les mêmes valeurs.
La négociation de l’achat est une étape cruciale, avec ses difficultés propres , “nous avons dû sortir le financier car nous n’étions pas en accord sur la finalisation, et nous avons aussi dû réorganiser le pool bancaire. Si 2 personnes, le cédant et le repreneur ont vraiment envie de conclure un deal, rien ne peut les arrêter !” La qualité de la relation avec le cédant est déterminante pour la suite de l’aventure. La signature aura finalement lieu en novembre 2007, à peine 7 mois après la première rencontre. Olivier est majoritaire, le vendeur décide de réinvestir à hauteur de 1/4 dans la reprise avec 9 autres investisseurs personnes physiques.
L’arrivée dans l’entreprise et la prise en main de celle-ci par le repreneur est une période majeure. La cohabitation entre le nouveau et l’ancien dirigeant est une étape clé. Le cédant s’est retiré très vite, il a passé les manettes de l’entreprise au nouveau dirigeant sans difficultés tout en restant en contact régulièrement. “C’est important que le nouveau dirigeant s’impose et que le vendeur prenne une certaine distance.”
Reprendre une entreprise, c’est investir une large partie de son patrimoine. Olivier rappelle les risques financiers de la reprise. “Dans un grand groupe, en cas de besoin le manager dispose de la trésorerie de l’entreprise, le dirigeant lui doit gérer le cash.”
Aujourd’hui, Olivier se retrouve en position de cédant car il a décidé de vendre une partie non stratégique de son business, avec l’aide d’un conseil lyonnais. Il reconnait qu’il ne veut pas céder à n’importe qui. Il pense avant tout à ses salariés. “Le repreneur doit avoir une idée précise et raisonnable de ce qu’il a envie de faire.”
Retrouvez Olivier Naudin dans l’émission Exporter Plus de TLM cette semaine :
Mercredi : 12h40 / 23h55, Jeudi : 8h55 / 20h40, Vendredi : 13h40 / 23h40, Samedi : 13h55, Dimanche : 12h55 / 22h55




